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17 mars 2011

Fukushima et Tchernobyl.

Ce sont deux accidents nucléaires majeurs (6 et 7), mais au départ, ils n’ont rien de comparable :

À Tchernobyl l’accident a été provoqué par un emballement du réacteur consécutif à des erreurs humaines. Ensuite le cœur est entré en fusion  provoquant un embrasement catastrophique du graphite utilisé dans ce type de réacteur, lequel était en plus dépourvu d’une véritable enceinte de confinement.

Sur le site de Fukushima qui compte six réacteurs, trois étaient déjà à l’arrêt pour maintenance avant le séisme et les trois autres se sont arrêtés automatiquement dès les premières secousses.

La technologie de ces réacteurs (BWR Mark 1) est totalement différente de ceux du type Tchernobyl, ils ont une enceinte de confinement et n’utilisent pas de graphite.

Comment un réacteur « arrêté » peut-il provoquer un accident ?

En fait un réacteur nucléaire ne s’arrête pas comme une voiture, il ne suffit pas de retirer la clef de contact ! Il continue encore à chauffer (5 à 10 % de sa valeur nominale) et donc même arrêté, il faut toujours le refroidir et c’est là que le problème commence.

La conception de ces vieux réacteurs (années 70) par General Electric et surtout la mise en œuvre par les Japonais sont le point de départ de la catastrophe.

Quand le réacteur est arrêté, par définition il ne produit plus d’électricité, or il faut de l’électricité pour faire tourner les pompes de refroidissement.

Pour fournir cette électricité en l’absence de réseau, le site est équipé de systèmes de secours basés sur des batteries et des moteurs diesels, malheureusement tous ces systèmes ont été endommagés par le tsunami.

Les fameuses piscines ? Elles sont destinées à recevoir les barres de combustible nucléaire usagé mais même usagé ce combustible produit encore de la chaleur et doit être impérativement refroidi.

Les conséquences d’un manque de refroidissement

L’eau contenue dans le cœur et dans les piscines se transforme en vapeur, le réacteur n’étant plus alimenté en eau froide par les pompes, il y a un déficit en eau liquide qui ne recouvre plus totalement les barres de combustible.

Quand les barres ne sont plus complètement  immergées, elles fondent et leurs gaines de protection produisent de l’hydrogène par réaction chimique, le tout étant couronné par une surpression à l’intérieur de l’enceinte de confinement.

Pour éviter l’explosion par surpression de l’enceinte elle-même, il faut diminuer la pression en relâchant dans l’atmosphère de la vapeur (radioactive !) et des gaz contenus dans l’enceinte. L’hydrogène relâché avec la vapeur explose alors au contact de l’oxygène de l’air. C’est la cause des explosions qui ont détruit une partie des installations du site de Fukushima et qui ont endommagé plusieurs enceintes de confinement, provoquant ainsi des fuites de matière radioactive.

Le MOX

On ne parle pas beaucoup du MOX dans cette histoire, surtout en France ! En effet, ce combustible nucléaire est produit chez nous par Areva.

Malgré sa dangerosité, le MOX est utilisé dans le réacteur N°3 de Fukushima.

En apparence il aurait des avantages, en effet il est obtenu par recyclage et produit encore plus de chaleur. Mais ses inconvénients sont énormes, d’abord son point de fusion est beaucoup plus bas (risques de fusion du cœur) et surtout il contient du plutonium qui est extrêmement toxique. Un rejet important de plutonium dans l’océan aurait des conséquences planétaires catastrophiques.

En France ?

Ces accidents n’ont jamais une cause unique, mais proviennent toujours d’un enchainement imprévu voire improbable d’erreurs et de défaillances. Le risque zéro n’existe pas, pas plus en France qu’ailleurs, mais il faut aussi garder présent à l’esprit qu’il faudrait en pratique de l’ordre de 2000 éoliennes pour remplacer une seule centrale nucléaire, soit en tout 20 % du territoire transformé en parc éolien ou que des panneaux photovoltaïques recouvrant la France entière ne suffiraient pas à satisfaire notre consommation en électricité.

Dans l’état actuel de notre technologie, il n’y a malheureusement qu’une seule et unique solution, changer profondément nos habitudes énergivores dans tous les domaines. L’énergie la plus propre est celle que l’on ne consomme pas.

17 mars 2011.

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