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La capacité d’une station d’épuration s’évalue généralement en EH, mais c’est quoi un EH ?
Un EH (Equivalent Habitant) c’est la pollution quotidienne générée par un individu moyen, un Français standard en quelque sorte (ça marche pas pour un Américain ou un Éthiopien !).
Alors ça pollue combien un Français moyen ?
Eh bien, ça rejette en moyenne 180 litres d’eau usée par jour, subtilement polluée par :
9,9 g d’azote, 3,5g de phosphore, 60 g de DBO5 et 135 g de DCO et quelques autres « broutilles » qu’on laissera sous silence (tout ne se dégrade pas, malheureusement !).
DBO5 ?
Ça veut dire « Demande Biochimique en Oxygène ».
Pour que les bactéries grignotent gentiment notre… bon, vous avez compris, il leur faut de l’oxygène, beaucoup d’oxygène. Donc, de façon indirecte on évalue la quantité de matière à digérer par la consommation d’oxygène nécessaire en milligrammes par litre.
Le 5 ?
Nos petites bêtes sont courageuses mais un peu lentes, donc on les note sur 5 jours d’où : DBO5.
Et DCO ?
Comme nous venons de le dire, les bactéries font un énorme travail, cependant elles restent impuissantes face à certains éléments qu’il faudra oxyder chimiquement.
Vous avez deviné, ça veut dire « Demande Chimique en Oxygène » toujours en milligrammes par litre.
Et s’il n’y avait pas assez d’oxygène !
Eh bien là ce serait la cata, nous entrerions dans un processus anaérobique et ça sentirait vraiment, mais alors vraiment pas bon et en plus, ça voudrait dire que notre station d’épuration a été mal calculée ou mal réalisée.
Un petit calcul ?
Notre Mairie a estimé qu’il y avait 692 habitants dans le bourg, apparemment il n’y a aucune autre source de pollution (industries ou autres) et nos concitoyens sont à priori des Français « normaux » soit :  692 EH.Le DBO5 sera de 692x60 g, soit 41,52 kg /jour de DBO5.
Le DCO sera de 692x135 g, soit 93,42 kg/jour de DCO.
L’azote (N), 692x9,9 g, soit 6,85 kg/jour d’azote.
Le phosphore (P) 692x3,5, soit 2,42 kg/jour de phosphore.
Quelques communes, d’une taille comparable à la notre, ont publié les résultats de leur station d’épuration sur internet, regardez, cela vous permettra de vous faire une idée.
Au passage, les végétaux n’ont pas tous la même efficacité, surtout en ce qui concerne l’azote et le phosphore. Cela peut varier de 1 à 10, mais là encore pas de miracle… C’est pas le même prix !
Pour un traitement « plus ou moins naturel » nous avons relevé des surfaces allant de 2 000 m² à plus de 2 ha, selon l’emploi ou non de filtres mécaniques et d’additifs chimiques.

Situation actuelle
Le réseau d’assainissement de Mauprévoir s’étend sur un peu plus de 8 Kms et présente de nombreux dysfonctionnements mis en évidence par différentes études :
Mélange des eaux usées et des eaux pluviales sur environ
     10 % du réseau.
Mauvais état général des canalisations (fissures,
     raccordements défectueux, etc.).
Contre-pentes.
Déversoirs d’orage sous-dimensionnés.
L’estimation des travaux de remise en conformité sont de
     l’ordre du demi-million d’euros
Éventualité d’une nouvelle station d’épuration
La première question est : où la mettre ?
Bien qu’il n’existe pas de réglementation précise concernant les nuisances éventuelles pour les riverains, l’usage est de respecter une distance minimum de 100 mètres des habitations.
Une parcelle a déjà été pressentie, avec de nombreux inconvénients comme la nécessité d’une pompe de relevage, la longueur des canalisations et une surface utilisable insuffisante pour un lagunage si l’on respecte la règle des 100 mètres.
La deuxième question est : quel procédé ?
Pour simplifier, on peut considérer deux grandes filières : chimique (boues activées) ou naturelle (lagunage, roselière, …)
Le principal inconvénient du chimique est le coût (installation et fonctionnement) et pour le naturel, la surface nécessaire.
Remarque : les deux procédés ne sont pas antinomiques et peuvent être complémentaires.
La troisième question est : le coût ?
L’enveloppe se situe approximativement entre le demi et le million d’euros (avec un léger avantage pour le naturel).
À ces coûts de mise en œuvre il faut ajouter les frais de maintenance, la consommation électrique, les additifs chimiques, etc.
Et une dernière question : le rejet ?
Dans le Payroux ou par infiltration dans la terre ? Pour répondre il faut faire une étude sérieuse sur la pollution résiduelle, la perméabilité du terrain et l’impact sur l’environnement.
Bien sûr, cela a encore un coût.
Remarque : Il reste le traitement des eaux pluviales qui lessivent les chaussées avec la présence d’hydrocarbures que l’on ne peut décemment pas rejeter telles quelles dans la nature.
Vous voulez participer à l’évaluation des différentes solutions techniques ? Les principes de base sont ici, bon courage.
  

LE RÉSEAU D'ASSAINISSEMENT DE MAUPRÉVOIR